La Coupe du Monde 2026 marque une révolution dans l'histoire de la compétition. Décidée par la FIFA en 2017, l'expansion à 48 équipes (contre 32 lors des éditions 1998 à 2022) représente le plus grand changement de format depuis l'introduction des 32 équipes. Cette réforme impacte à la fois le format de compétition, le nombre de matchs, la répartition géographique des équipes qualifiées et le calendrier. Voici tout ce qu'il faut savoir.
Le format de la phase de groupes est entièrement revu. Les 48 équipes sont réparties en 12 groupes de 4 (au lieu de 8 groupes de 4 lors des éditions précédentes). Chaque équipe joue 3 matchs de groupe, comme avant. Les deux premiers de chaque groupe et les 8 meilleurs troisièmes (sur 12 possibles) se qualifient pour le tour suivant, soit 32 équipes pour les huitièmes de finale. Ce critère des "meilleurs troisièmes" est similaire à celui utilisé lors de l'Euro avec 24 équipes, et crée un suspense supplémentaire en fin de phase de groupes.
Le nombre total de matchs passe de 64 à 104. La phase de groupes comprend 48 matchs (12 groupes × 6 matchs par groupe), les huitièmes de finale 16 matchs, les quarts de finale 8 matchs, les demi-finales 2 matchs, plus le match pour la troisième place et la finale. La durée totale du tournoi s'étend sur 39 jours (11 juin - 19 juillet), contre 32 jours pour la Coupe du Monde 2022 au Qatar. Les équipes peuvent donc disputer jusqu'à 7 matchs au lieu de 6 pour atteindre la finale.
La répartition des places entre les confédérations change significativement. L'UEFA (Europe) passe de 13 à 16 places. La CONMEBOL (Amérique du Sud) passe de 4,5 à 6 places. La CAF (Afrique) passe de 5 à 9 places. L'AFC (Asie) passe de 4,5 à 8 places. La CONCACAF (Amérique du Nord et Centrale + Caraïbes) passe de 3,5 à 6 places, plus les 3 places d'hôte pour USA, Canada et Mexique. L'OFC (Océanie) obtient 1 place directe. Cette expansion bénéficie particulièrement à l'Afrique et à l'Asie, qui voient leur représentation presque doubler.
Parmi les autres nouveautés : l'introduction d'une zone de phase de groupes géographique. Les 16 stades hôtes sont répartis entre une "zone Est" (côte Est des États-Unis + Canada), une "zone Centre" (Mexique + Texas + Midwest américain) et une "zone Ouest" (côte Pacifique des États-Unis). Chaque groupe est assigné à une zone géographique pour limiter les déplacements. Les équipes d'un même groupe jouent tous leurs matchs dans la même ville ou dans des villes proches, réduisant la fatigue liée aux voyages.
Des innovations technologiques accompagnent ce nouveau format. Le système de VAR (Video Assistant Referee) sera déployé dans tous les stades avec des améliorations significatives par rapport au Qatar 2022, notamment pour réduire les délais d'intervention. La technologie de détection semi-automatique des hors-jeu (déjà utilisée au Qatar) sera perfectionnée. Un système de communications audio entre arbitres et joueurs (comme dans le rugby) est à l'étude mais n'a pas encore été confirmé. Enfin, la balle officielle Adidas intègre une puce électronique pour un suivi en temps réel permettant des décisions plus précises dans les situations litigieuses (but valide, hors-jeu à quelques centimètres). Ces innovations technologiques visent à rendre la compétition plus équitable et à réduire les controverses arbitrales.